NON à l'américanisation !


Des institutions publiques et privées orientent à leurs fins le développement de nos 
manières d'agir, de penser et de sentir "jouissant également des faveurs de l'économie".  
Alain Deneault, Faire l'économie de la haine


Dites NON à l'américanisation de la danse-thérapie au Québec.

L'ingérence des Grands Ballets canadiens de Montréal* dans le domaine de la santé mine présentement la profession de danse-thérapeute au Québec, affectant principalement les femmes. En s'affiliant à l'ADTA (Association américaine de danse-thérapie), la compagnie de ballet classique importe leur hégémonie, au nom de la mondialisation, et du même coup, la valorisation de leur marque de commerce respective.

Saviez-vous...

que les Grands Ballets canadiens de Montréal*, notre institution, financée à coups de millions annuellement par les contribuables québécois et canadiens depuis plus de 60 ans, abusent de leur notoriété et américanisent la profession?

que la formation américaine proposée par les Grands Ballets, en anglais seulement, coûte 4500$ pour moins de 3 mois?

que les Grands Ballets ont interdit aux différentes universités impliquées (Concordia, McGill, UQAM) d'utiliser l'appellation danse-thérapie se réservant ainsi le monopole?

que l'association américaine de danse-thérapie agit exactement comme une multinationale s'immisçant dans tous les pays grâce à d'immondes tentacules que sont leurs "ambassadrices"?

que l'ambassadrice canadienne travaille main dans la main avec les Grands Ballets canadiens de Montréal depuis le début de leur lucrative entreprise, forgeant ensemble une pseudo-association canadienne, piètre pion sur l'échiquier international de l'ADTA?


Vous voulez en savoir plus? Consultez :

L'article de Catherine Lalonde dans Le Devoir (24 mai 2018)

Scandale culturel - dossier (fév 2018)

Je me souviens... de Ludmilla Chiriaeff  (sept 2017)

Sur quel pied danserez-vous?  (août 2017)

Les gros sabots des Grands Ballets  (avril 2013)

Aussi... 

Concernant l'instrumentalisation des femmes par Les Grands Ballets canadiens (mars 2018)

Lisez "Ode à la femme", mon oeil (5 mars 2018), la chronique de Nathalie Petrowski Chercher la femme (et ne pas la trouver) (7 mars 2018), et visionnez le segment Le féminisme comme outil de marketing diffusé le 8 mars 2018 à l'émission Dans les médias.

Disponible également en anglais, l'article Where Are All the Women? publié dans la revue The Dance Current (30 mars 2018).

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Avons-nous besoin d'une association étrangère pour régir une profession au Québec?
Non. Alors...

Résistez !

Résistez à la formation américaine de 4500$ (3 mois), offerte en anglais seulement, par le Centre "national" de danse-thérapie des Grands Ballets canadiens de Montréal.

Résistez à toute activité tenue par le soi-disant Centre "national" de danse-thérapie et les studios des Grands Ballets.

Résistez à la pseudo-association canadienne de danse-thérapie, laquelle privilégie la voie américaine, étant foncièrement en conflit d'intérêt dans ce dossier - un comité à l'éthique svp.

Signez et partagez la pétition en ligne.

Informez vos ami.e.s, collègues et concitoyen.ne.s.




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* Les Grands Ballets canadiens de Montréal est un organisme culturel recevant notamment des fonds publics. En juillet 2017, la compagnie de ballet classique a reçu, entre autres subventions, 2 531 000 $ du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) pour soutien à leur mission, à titre d'organisme de création et de production artistique en danse. En 2016, 2 175 000 $, de même qu'en 2015, etc., remontant jusqu'à leur création en 1957. Que fait alors une compagnie de ballet classique dans le milieu de la santé, si ce n'est de l'ingérence? Un organisme culturel peut-il s'immiscer dans le domaine de la thérapie sans ordre ou association professionnelle québécoise pour superviser et encadrer la profession, sa pratique, tout en protégeant les droits et les intérêts du public?

Et que dire des départements universitaires affiliés, apparaissant comme "fiers partenaires", et ce, après le mouvement étudiant de 2012 au Québec, soit les départements de danse de l'UQAM, thérapies par les arts de Concordia, et kinésiologie de McGill?

De nombreuses plaintes ont été portées aux diverses instances publiques impliquées, de près comme de loin / dossier à suivre...

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Les Grands Ballets et la pseudo-association canadienne, un scandaleux pas de deux
L'association américaine de danse-thérapie agit exactement comme une multinationale s'immisçant dans tous les pays grâce à d'immondes tentacules que sont leurs "ambassadrices". En plus d'imposer leur manière de faire, une approche quasi sectaire, l'association exige des droits et des cotisations afin de pratiquer dans son propre pays, un non-sens décrié ici et par nombreuses danse-thérapeutes dans le monde, en France notamment.
L'ambassadrice canadienne et la pseudo-association canadienne travaillent main dans la main avec les Grands Ballets canadiens de Montréal qui, pour leur part, ignorent tout des codes de déontologie encadrant normalement l'exercice d'une profession dite thérapeutique au Québec. Tous ensemble, comme de pauvres nigauds, ils font du "recrutement" ainsi que la promotion d'un monopole, au nom de la mondialisation d'une association se présentant comme "toute-puissante" et seule capable de régir une profession, minant par là même l'économie et la culture locales, les ressources humaines et la créativité des individus.

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Se croyant le plus malins, ils se satisfont d'adages tels que: il faut jouer le jeu. Ici, le jeu - expression floue s'il en est et en cela convenant à la pensée médiocre - en appelle tantôt à se plier de manière obséquieuse à des règles établies aux seules fins d'un positionnement de choix sur l'échiquier social, tantôt à se jouer complaisamment de ces règles dans des collusions multiples qui pervertissent l'intégrité d'un processus, tout en maintenant sauves les apparences.
Alain Deneault, La médiocratie


Pour une association professionnelle de danse-thérapie au Québec!